Mike Ladd ft. Howl – Rob Epstein & Jeffrey Friedman (2010)

Si le podcast ne s’affiche pas, cliquez ici.

space

/ Au cours de l’émission vous pouvez entendre:

• Erroll Garner – The Original Misty (Mercury, 1955)
« Misty » – 2’46
• Art Ensemble of Chicago – Les Stances à Sophie (Universal Sound, 2000)
« Proverbes II » – 1’22
• Vidéo : Les Stances à Sophie (Soul Jazz Records, 2008)
Bonus DVD
• Art Ensemble of Chicago – Les Stances à Sophie (Universal Sound, 2000)
« Variations Sur Un Theme De Monteverdi 1 » – 3’03
• Art Ensemble of Chicago – Les Stances à Sophie (Universal Sound, 2000)
« Variations Sur Un Thème De Monteverdi 2 » – 1’50
• Art Ensemble of Chicago – Les Stances à Sophie (Universal Sound, 2000)
« Theme Libre » – 8’49
• Manuel Hermia – Rajazz (Igloo, 2006)
« I’m Just Me » – 7’11
• Manuel Hermia – Austerity … And What About Rage (Igloo, 2015)
« The Seventh Day » – 2’55
• Manuel Hermia – Austerity … And What About Rage (Igloo, 2015)
« Austerity … And What About Rag – 7’18
• Art Ensemble of Chicago – Les Stances à Sophie (Universal Sound, 2000)
« Proverbes I » – 2’38
• Vidéo : Les Stances à Sophie (Soul Jazz Records, 2008)
Bonus DVD
• Art Ensemble of Chicago – Les Stances à Sophie (Universal Sound, 2000)
« Theme de l’Amour Universel » – 3’51

space

/ Play Misty … for you

/ L’invité

Il aurait pu devenir musicien à part entière. Il a même joué un temps de la batterie dans un groupe punk à Boston sa ville natale. Mais autant et peut-être plus qu’à la musique Mike Ladd est sensible à la force des mots, aux cadences de la phrase articulée à voix haute.

Orfèvre du verbe improvisé, de la parole projetée haut et fort dans la tradition du slam et du spoken word, il revendique une filiation aussi bien du côté de Langston Hughes que des Last Poets, sans oublier Mumbo Jumbo roman formateur signé Ishmael Reed.

Mais tout ça mérite explication, car Mike Ladd, rappeur à l’esthétique bien différente de celle de nombreux représentants de la scène hip-hop, se situe aux confins de plusieurs courants ou traditions – du jazz, du funk, mais aussi du rock hardcore, du dub et des toasters jamaïcains ainsi que d’une certaine littérature afro-américaine, comme il tient lui-même à le préciser.

On pourrait ajouter que pour lui le hip-hop est aussi un langage à part entière et un vecteur particulièrement efficace pour son imaginaire débridé. D’un disque à l’autre Mike Ladd met en scène des combats épiques impliquant des entités aux noms évocateurs comme les Infesticons ou les Majesticons. Dans l’album In What Language? enregistré avec le pianiste de jazz Vijay Iyer, il s’interroge sur la situation de la communauté afro-américaine au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.
Il sort en 2005 Negrophilia: The Album, évocation inspirée du livre de Petrine Archer-Straw,Negrophilia: Avant-Garde Paris and Black Culture in the 1920’s, du Paris des années 1920 où les artistes noirs connurent une vogue exceptionnelle, mais aussi plus largement de ce mélange très contemporain qu’est la mondialisation.

(source : Mike Ladd, poète hip-hop : « nous sommes tous des réfugiés dans nos têtes », par Hugues Le Tanneur. http://culturebox.francetvinfo.fr/des-mots-de-minuit/sortir/mike-ladd-poete-hip-hop-234713)

(source : Mike Ladd, poète hip-hop : « nous sommes tous des réfugiés dans nos têtes »,
par Hugues Le Tanneur. http://culturebox.francetvinfo.fr/des-mots- de-
minuit/sortir/mike-ladd- poete-hip- hop-234713)

space

/ Le film : « Howl »  – Rob Epstein & Jeffrey Friedman (2010)

Fiche technique

Titre : Howl
Réalisateur : Rob Epstein & Jeffrey Friedman
Année : 2010
Acteurs principaux : James Franco, Todd Rotondi, Jon Prescott, Aaron Tveit, David Strathairn,
Jon Hamm,…
Musique : Carter Burwell
Durée : 1 heure 24 min
Genre : Bio, Drame
Nationalité : Etats-Unis

Synopsis

Débarqué comme une bombe dans le paysage guindé des années 50 en Amérique, Howl fera grand bruit à sa sortie. Ce poème fleuve contribuera à relancer les révolutions de la contre-culture de la prochaine décennie.

En 1957, l’éditeur du poète américain Allen Ginsberg est arrêté et poursuivi en justice à la suite de la publication de ce texte retentissant qui ouvrira la voix à l’un des mouvements les plus important de la littérature américaine : la Beat Generation.

50 ans plus tard, en 2010, James Franco joue le rôle d’Allen Ginsberg dans un film éponyme qui relate le procès de cette critique virulente du rêve américain … ce cri de rage.

Teaser

space

/ Liens